C'est en attendant la publication prochaine de mon essai sur la découverte de mon identité que je vous tient au courant des avancées les plus récentes. Ma principale préoccupation n'est plus ce sujet tant aimé des lecteurs/lectrices, à savoir l'amour, car j'y ai vraiment consacré trop d'huile de coude. Meurtris, mes pauvres petits doigts peinent encore à comprendre pourquoi je leur ai infligé la rédaction de tant de misère et de malheur. C'était le déplacement de ma douleur, du cœur vers l'esprit puis de l'esprit vers ma langue scripturale, traduite à l'aide de ces dix petits bâtons pleins de vie, rongés par le remord. Sans eux, ça n'était pas la peine de continuer à espérer vivre heureux, ils ont été le moteur du déménagement forcé de mes sentiments, l'outil de leur destruction. Et maintenant je ne sais guère comment les remercier, si remerciement ils nécessitent, en tous cas grâce à eux, j'arrive à vivre de façon plutôt satisfaisante, et ces longues nuits qui me paraissaient interminables autrefois trouvent désormais lumière au fond d'un tunnel qui s'est vraiment raccourci. Si j'avais un conseil à donner maintenant à tout ces amoureux émérites qui plaident non-coupable lors de leur procès sentimental, et que malgré la plaidoirie exemplaire de leur avocat le cerveau, ils sont déclarés coupables et encourent alors la peine de mort par immolation du cœur, c'est de ne jamais baisser les bras. Et ceux-ci s'estiment surtout au nombre d'amis qui nous entoure puisque ce sont eux qui nous feront relever la tête dans toutes les circonstances possibles et inimaginables, ce sera pour eux que l'on se battra et par eux que l'on verra la suite. Mes textes sur l'amour sont désormais terminés puisque ma Muse, source d'inspiration a préférée laisser seul l’exécrable et minuscule humain que je suis.
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