Aujourd'hui est un jour très plaisant. Je suis sous l'effet d'une liberté sentimentale, temporaire à mon goût, de par la semi-réaction qui a eu lieu au moment où j'ai apprit que celle que j'avais réussi à chérir divinement était retombée dans les bras de celui que j'avais réussi à haïr de la même façon. Au moment où la nouvelle est tombée, mon sang s'est glacé, mon esprit a commencé à fumer, de par la multiplicité des réactions que cette nouvelle occasionnait, puisqu'il était alors de mon devoir de recontextualiser tous les événements récents qui mentionnaient ce sujet, mais je n'ai pas sombré, à l'inverse de la première fois où cette nouvelle a traversé d'une vitesse supraluminique mon esprit. Pourtant j'ai la facheuse impression de passer d'une dépendance à une autre, comme si il était nécessaire d'en avoir constamment une, d'utopie amoureuse, que substitution était synonyme de destruction-reconstruction et qu'alors, rencontrer le bonheur reviendrait à celui qui arriverait le plus habilement à sauter de plate-forme en plate-forme. Il n'est pas à omettre que ce bloc massif de sentiments a réussi plus d'une fois à s'éclipser succintement en moi. Pour preuve, il y a 15 jours, pendant quelques heures, je suis devenu strictement obstiné par Elle, au point de lui écrire une lettre, postée avec honte et finalement avec rancoeur. Cette lettre n'a fait que remuer du mal-être et aussi ancré pour toujours l'idée que je n'allais jamais me débarrasser de cet amour et de tout ce qu'il engendre et a engendré. Il est temps de le dire, de l'admettre. Oui, je suis conscient d'avoir vécu, la plus belle chose qu'il m'est arrivé de vivre, et que désormais, après avoir fait de mon esprit et de mon coeur une resplendissante forêt, ou une grandiose montagne enneigée, où l'air était bénéfique et où l'omniprésence du bonheur m'habitait, il ne reste que plaines désolées ou marais de fanges d'exhalaisons putrides et mortelles. Oui je le sais aussi, et je la remercie, de m'avoir accordé ce minimum de confiance et d'intérêt qui outrepassait les maximums de mes capacités de don. Et pourtant je reste sceptique et certain de mes défaillances aux moments où il ne le fallait pas, aux moments où il était question d'offensive et non de stratégie sournoise d'attaque. J'aurais du clairement exposer les faits, je me suis raté sur toute la ligne. Il y a eu tellement de moments où j'aurais pu..! En vain. C'est sur ce texte que je vais conclure, je l'espère, d'épiloguer cet épisode de ma vie, dénué de sens à force et menacé par l'obsolescence. J'ai en effet parlé peu avant d'une substitution qui serait en réalité une destruction-création, ou un événement en deux parties qui comporterait destruction et création instantanée, pour ainsi combler un vide qui n'aurait même pas le temps d'exister. On pourrait parler aisément de mutation mais les cas ne sont pas les mêmes du tout. D'un côté, il s'agit de celle qui a animé mes plus profonds chagrins, celle pour qui j'aurais donné plus que "tout donné" mais que paradoxalement, j'ai à nouveau cette sensation qui m'indique que tout cela est terminé. Et de l'autre côté, j'ai cette fille, anonyme, que je sens devenir importante à mes yeux, ou du moins, je sens que quelque chose s'agite en moi et à première vue, il s'agirait d'amour. Sera-t-il plus fort ou moins fort, inspirant ou ennuyant, je n'en n'ai aucune idée. Ce processus est lent, non-douloureux mais sujet à des risques. Si mon amour ancré venait à se révéler grâce à des efforts de sa source même (LA fille), alors je pourrais perdre le contrôle de cet emprisonnement sentimental et ouvrir à nouveau les cellules hermétiques aux barreaux en adamantium où j'ai tenté d'enfermer ce sentiment incompréhensible et tout le mal qu'il m'apporte. Et donc, par l'ouverture (consentie ou par effraction) de ces barreaux, je reviendrai forcément à la case départ, souffrant et évacuant toutes les larmes de mon coeur, crachant sur son égoisme et sa mauvaise foi, tout en me torturant la tête à propos d'elle, formulant mille et une questions à son sujet, comme il est question quotidiennement depuis bientôt 2 ans. Je parlerai des comportements humains que j'arrive à élucider dans peu de temps, mais je pense que ce pense-bête est déjà bien remplie et que cette nuit très courte de sommeil qui m'attend me fera le plus grand bien. J'ai l'habitude de toujours finir sur une phrase poignante, mais ici, on se contentera de ça. (06/11/10 05:30)

Du grand art Dan, comme toujours :)
RépondreSupprimer"Il ne faut pas voir l'amour comme quelque chose d' idyllique, mais comme un sentiment, certes beau, mais qui un jour ou l'autre fait souffrir.Malgré la douleur qu'il peut provoquer, tout le monde le recherche avec avidité, et ce d'autant plus qu'il se fait rare.
RépondreSupprimerOn regrette que le véritable amour soit quelque chose de rare et de quasiment inaccessible, mais tout le monde s'y accroche, continue d'espérer et attend son tour.
Malgré toutes les souffrances qu'on peu traverser à cause de l'amour, on en a toujours besoin, et on ne peut pas envisager sa vie sans amour : "Parce que sans l'amour je ne survivrais pas"
Car l'amour apporte tant de chose que finalement il surpasse tous les mauvais côtés, toutes les souffrances, et c'est la seule raison pour laquelle on y revient toujours"
L'amour fait mal
Mais c'est parfois une bonne douleur
Qui me rappelle que je suis vivant
L'amour chante
Quand ça surpasse les mauvaises choses
Aie pitié et essaie moi
Parce que sans l'amour je ne survivrais pas