Entouré de mes médicaments, rongé par la fatigue et esclave du poids de mes paupières, j'y repense. C'est inlassable et j'ai bien peur que ce sentiment soit totalement circulaire, sans début ni fin, ou que celles-ci soient d'une nature à entrer en vigueur de façon inconsciente. Dans ce cas là, une sortie serait possible, une rupture de cette circularité sentimentale. Je n'en pense rien et n'en doute pas puisque je n'en sais rien. Je suis sûrement dans l'une de ces nuits où se révèlent au goût du jour mes regrets et où j'aimerais trouver la solution pour expier mes fautes. En sautant dans ce passé à l'amère senteur d'Enfer, je me rends compte que je n'ai pas fait beaucoup de pas, ni même beaucoup de mètres. Je n'avance pas vraiment ou comme toujours, je ne m'en rend pas compte et je me présume, stagnant sur place, dans le bourbier que sont devenus mes sentiments. L'étreinte de cet être contre lequel je me suis énervé des dizaines de fois, sans raisons apparentes, s'est renforcée, ou s'est amoindrie, selon les points de vue. Beaucoup de questions trottent toujours dans ma tête, désormais elles galopent et de leurs sabots martèlent le sol frêle de mon esprit, en proie à un objectif d'une importance aussi grande que la voûte terrestre, et même au delà, celle que de vivre en adéquation avec la personne se rapprochant le plus de la perfection ; celle ci étant subjective. Je ne peux plus me satisfaire d'utopies temporaires, d'histoires rapides et bâclées, qui elles peuvent être aussi symbolisées par la figure du cercle : sans début ni fin. Pour en revenir à toutes ces fois où ma raison se soumettait à mes sentiments, eux mêmes mélangés à une rage que je ne savais pas contrôler, une sorte de haine évoluée, l'exacte fleur de la passion qui m'a tant liée à toi, je ne peux actuellement te dire pourquoi est ce que j'ai agit. Je regrette tellement tout ce qui a put se passer, regrets que j'ai exprimé de mon mieux dans cette lettre, modique aux premiers abords, que j'ai tenté de reconfigurer pour te plaire. Car oui, à cette époque je t'aimais encore d'un feu que j'aurais put aisément qualifier d'ardent, mais maintenant, et pour la énième fois, j'en ai encore la conviction, celle de ne plus t'aimer. J'ai passé tellement de jours à penser à toi, tellement d'heures à trouver comment faire de mon malheur une source de joie, en essayant de te récupérer. Je pourrais, à nouveau, retenter la grande aventure et essayer de venir te parler pour te faire part de mes sentiments, mais hélas. Rien qu'à la relecture de ma débilité, occasionnée en mai, je me suis haï. La contrepartie humoristique est que je t'aimais encore énormément. Mais il est vrai qu'avec la meilleure objectivité possible, il était indécelable, cet amour. Je pense que revenir vers toi est une solution que je vais préconiser dans les jours qui viennent. Au final, je ne peux faire que t'avoir, c'est la représentation type de ce à quoi j'aspire.

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