lundi 18 octobre 2010

Halloh.

Remets toi-en à cette popularité existentielle que tu cultives tous les jours. Cesse d'être ce que tu es, masque ton visage des apparences qui rendront ta vie moins garnie en futilités et en paroles simples, en ayant en revanche un goût à la saveur amère de monotonie. On ne peut pas tout avoir quand on aime. Le bonheur et le bien-être sont à dissocier, dans cette danse effrénée et spiraloïde vers le fond, vers le contact spirituel avec le diable. Le bonheur se résume à une liberté sentimentale, un voile que l'on peut manier, soumit à la force des aquilons s'entrechoquant entre eux, formant des nuages odorants qui palpitent dans le nez qu'est le coeur. Le bien-être lui concerne les apparences, se sentir bien en soi pour insuffler du bonheur aux autres, faire briller le corps derrière l'obscurité de l'âme. La dissociation de ces deux comportements permet de façon claire de trouver le chemin qui nous convient le mieux, l'esprit auquel on aspire le plus. La perception joue aussi un rôle très important dans l'évolution des événements. Victimisé par un amour en dégradation, l'idéalisation d'un corps ou d'un esprit peut surgir dans la déconstruction mentale du patient, le faisant devenir la proie d'un amour non-réciproque et totalement existentiel. Placé sur un nuage mésosphérique, l'âme idéalisée suscite le désarroi de par son impudente capacité à être quasiment indestabilisable, totalement hégémonique sur l'être en question. Elle accorde aussi un manque qui par un enchaînement glacial arrive à faire souffrir. Le désemparement est bien souvent total quand la destruction de l'idéalisation, qui se fait par un simple électrochoc, n'est pas réalisée à temps. Autre attribut de cet état d'esprit, quasiment proche de la soumission spirituelle à l'Autre, c'est la faiblesse manifeste de l'aimant face aux souvenirs de l'aimée. Partant des événements les plus marquants de feu la relation, en passant par des musiques qui ont su allier les deux coeurs, pour arriver finalement à des fait imperceptibles, proches de l'absurdité aux yeux des autres, mais qui eux, frappent en plein coeur à cause de leur omniprésence.

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