jeudi 21 avril 2011

Pression sociale.

"dépression sociale"
C'est sur désormais ; ce qui nous rend plus mous de jours en jours, c'est la pression sociale. Le fait absurde que dans un groupe d'amis ou de connaissances, une certaine pression est exercée entre les membres du groupe à cause de sentiments comme la compétition, l'estime de soi et l'envie de plaire, d'être craint ou respecté. Ainsi, toujours avoir le mieux ou se battre pour l'avoir constitue une grande source de mal-être, dû aux frustrations qui se dégagent de cette pression sociale. Il est question d'avoir toujours la meilleure chose, et dans l'exemple nous prendrons celui d'une femme. Comment est-il possible d'allier une fille considérée comme étant "la meilleure" à notre groupe de copains, puisque si elle l'est, la meilleure, elle sera forcément convoitée par les autres. Il en reviendra donc à celui qui l'a "découverte" de la garder et donc de la draguer, sans pouvoir profiter de conseils de ses amis et d'encouragements. Or la quête de cette "meilleure fille" semble interminable. Car nous sommes tous empreints d'une histoire qui nous colle, que ça soit dans les rapports avec les autres ou nos actions passées. Et elle nous colle, car notre environnement la connaît, nous ne sommes pas anonymes. C'est un effet pervers du fait d'être connu par des personnes. Et l'histoire est tellement bien faite que nous sommes tous, d'une façon ou d'une autre, liés aux autres. Par là j'entends que les rumeurs courent très vite et qu'il est donc impossible d'en être à l'abri, sauf sous l'anonymat. La pression sociale s'évade lorsque l'on change de ville d'habitation ou de résidence et de groupe d'amis (les amis s'amusant constamment à nous rappeler tel ou tel épisode de notre vie).
Bref, c'est une définition comme une autre, non exhaustive bien entendu. Mais je continue de m'interroger quand même sur le fait que je vais rencontrer bientôt un renouveau de pression sociale, ou du moins une nouvelle pression. Je vais changer de ville et l'action m'enchante carrément. Je vais pouvoir découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux lieux, de nouvelles façons d'être et de paraître, tout en gardant toujours en tête les souvenirs qui me lient à ma ville. Peut-être qu'au final, je serai super heureux et que j'aurai rencontré "ma meilleure", puisqu'elle aura à me plaire à moi, pas à mes potes. Je reviens donc sur la définition en ajoutant qu'après avoir traduit aussi crûment la théorie et la pratique, vous allez me dire "mais t'es con, tu vis pour toi, pas pour tes potes". 
Mais comment interpréter correctement un "ta copine est moche?". Je sais que "par expérience", j'ai quitté quelques unes de mes copines sur certaines de ces réflexions débiles et déplacées, blabla. Il faut tenter de savoir pourquoi elles le sont. 
Elles ne le sont pas. C'est simplement la compétition qui régule. Après par jalousie, on peut infiniment dire que la copine de notre pote est moche, mais ça a moins d'impact tout de même qu'un pur et sincère reproche. Donc, sans compétition cette fois, dans un groupe d'amis ; bien qu'à mon goût, il y en ait constamment, et pas qu'entre amis. Alors, ne faut-il tout de même pas avoir "la plus belle?"
Vous remarquerez tout de même que tous les gens qui vivent comme des "reclus", des "asociaux" ou tout du moins, ceux qui ont le moins d'amis sur Facebook, qui vivent leurs années scolaires au fond de la classe, avec un 7 de participation en anglais et qui parlent de jeux vidéos, de cheval voire de séries américaines débiles, sont incontestablement les plus heureux en amour et dans leur vie. La pression sociale n'existe pas chez eux.

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