C'est totalement incroyable.
J'ai beau m'efforcer de calculer et de réfléchir à toutes les issues des évènements qui m'arrivent, le résultat n'en n'est que plus fumeux; je me perds. Les journées nuageuses vont se succéder pour mon plus grand malheur je le crains. Ce monde n'est purement pas pour moi. Le ridicule des problèmes que les gens se plaisent à résoudre m'exaspère, je crains d'éclater par la fureur qui boue en moi, à constater quotidiennement des raisonnements abjectes qui ne mènent nul part. Ma tolérance s'effondre en même temps que mon moral, quand je vois comment le monde tourne et comment les gens, décentrés et totalement stupides, se tuent à ne chercher à rien comprendre, parlant et raisonnant comme des moutons nourris à la télévision et aux conneries audiovisuelles. J'ai tellement à dire et à découvrir, et personne pour m'alerter qu'en réalité je suis comme tout le monde. Pourtant, il n'y a personne. Les gens continuent de jacasser sur la météo, de répandre une pseudo-science abracadabrante qui m'ennuie pendant que mes plus chers idéaux fondent. La liberté, comme disait Nietzsche, c'est ne plus avoir peur des autres. Les codes sociaux sont tellement présents tout autour de nous qu'il devient difficile de passer au travers de ces barrières. Je veux de l'air, urgemment, une oreille attentive doublée d'une bouche d'un très grand esprit et de l'amour.
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