lundi 22 octobre 2012
The "whole" world is watching (while the rest is bleating)
S'interroger profondément sur la nature des relations humaines au XXIème siècle est une tâche ardue, influencée par bien des instances de socialisation. Les rapports qu'ont les humains entre eux tendent à s'effriter.
D'une société à dominance agricole, où la majorité des gens passait son temps à cultiver sa propre subsistance, nous sommes passés à une économie de services. Disposer d'un travail est une fierté sociale dans un monde où les gains de productivité imputables aux nouvelles technologies font qu'il y a de moins en moins de travail industriel et que notre économie s'est quasiment entièrement tertiarisée. Quid des relations sociales? Les gens n'ont plus cette fougasse envie de découvrir l'autre, de s'intéresser, comme on peut parfois le voir chez différents étudiants étrangers, à ce qu'est réellement l'autre. Les relations sont éphémères, étouffées dans l'oeuf grâce à Internet et c'est désormais l'envie d'écraser autrui qui est le moteur des relations humaines. Le virtuel prend le pas sur le réel, tandis que le monde s'engouffre dans un puits sans fond, où il aura à traiter des problèmes d'ordre vital, comme le non-renouvellement des terres arables dû aux semences chimiques fournies par Monsanto, la fin du pétrole, imminente, qui va faire sombrer notre économie plus que dépendante dans une crise d'ajustement qui va s'avérer être très douloureuse pour les moins débrouillards d'entre nous. La masse continue de bêler tant elle aime la merde qu'on lui donne chaque jour à la télé. L'instruction et la culture se perdent parmi les programmes de télé-réalité nuisant énormément à l'esprit civique de la nation qui ne rend pas compte que les multinationales ont déjà plus de pouvoir que les empereurs d'antan. Ces multinationales, ancrées dans leur vision égoïste du profit vont devoir se réinventer pour pallier au manque de ressources qui s'avère être imminent. L'opinion ne les accusera jamais tant elles possèdent la majorité des moyens d'information suivis par la plèbe, inconsciente des enjeux qui se jouent en ce moment.
L'histoire n'est pas finie, notre monde a toujours du se battre pour revendiquer ses droits, que ça soit à propos de la chrétienté au temps des romains, des esclaves noirs pendant l'ère du commerce triangulaire ou du droit des femmes. Toutes ces évolutions sociales se sont accompagnées de mouvements considérables, dépassant l'entendement. De nos jours, où les pouvoirs ne cessent de se concentrer dans un nombre de mains toujours plein restreint, le monde dort paisiblement.
Le monde s'étonne de mourir d'un cancer à l'âge de 50 ans, s'étonne du ballet des politiques et ne se pose aucune question. La faim dans le monde est devenu une fatalité et l'expression du petit africain souffrant de la famine est bien ancrée dans nos inconscients collectifs. Alors qu'il ne s'agit en aucune façon d'une fatalité. Les gouvernements africains sont corrompus aux mains de multinationales puissantes qui
souhaitent exploiter les ressources incommensurables de ce continent qui pourrait être riche s'il s'unifiait. Les cancers vers l'âge de 50 ans n'ont rien d'une fatalité non plus. Ce sont plus de 100000 additifs chimiques qui sont ajoutés dans tous nos produits de consommation quotidiens. Ces produits étant bien sûr cancérigènes, d'ailleurs seulement 5% d'entre eux ont été testés dans des conditions scientifiquement correctes. Le temps où tout le monde cultivait son jardin en pensant aux générations futures est une ère bien lointaine voire inconnue dans l'esprit des gens. Désormais, la vitesse et le plaisir immédiat ont remplacé la joie d'un apprentissage lent et profond. Tout n'est réalisé qu'en partie, superficiellement. On s'arrête à la forme des choses, d'où le déclin du niveau du débat politique et d'où l'augmentation de la vente de produits inutiles à notre condition humaine. De jolies femmes blanches perdent leur temps dans des salons d'UV pour être bronzée toute l'année tandis que des françaises noires bien intégrées cherchent à se blanchir la peau au moyen d'additifs chimiques puissants. Est-ce la mondialisation qui impose cette uniformisation?
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